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Le remariage : On remet ça !! Et pourquoi pas ?


Qu’est ce qu’un remariage ? Sacha Guitry a dit : “Un second mariage est le triomphe de l’espérance sur l’expérience”. Le dictionnaire Larousse nous dit peu de choses sur le remariage (“nouveau mariage”, “se marier une nouvelle fois”) et renvoie à mariage. Pour Wikipédia, Un remariage est un mariage contracté par une personne qui a déjà été mariée et dont le précédent mariage a été rompu, que ce soit par divorce ou du fait d’un veuvage. Dans le premier cas, l’époux peut être la personne de laquelle elle a préalablement divorcé. Dans le second cas, le nouveau mariage peut être organisé selon des règles précises propres à la société considérée, notamment si celle-ci pratique le lévirat* ou le sororat*.

Ces dernières mentions concernent très peu nos sociétés et nous n’avons pas la prétention de vous faire un cours d’anthropologie, discipline par ailleurs très intéressante mais bien loin de vos priorités du moment !

Dans les sociétés occidentales, le nombre de remariages a augmenté, sans doute du fait de l’augmentation des divorces et de l’espérance de vie ; on peut considérer que près de quatre mariages sur dix sont des remariages.

Aujourd’hui, il n’y a plus de règles, on peut très bien vivre une, deux ou trois grandes histoires d’amour, qui donneront lieu chacune à un remariage ou non.

Auparavant, le mari divorcé pouvait se remarier immédiatement après la transcription du divorce. L’ex-épouse, quant à elle, devait attendre 300 jours, ce qu’on appelait le « délai de viduité ». Tout cela pour une question de paternité puisque le mari d’une femme enceinte est toujours présumé être le père du future enfant. A ce jour, hommes et femmes ont les mêmes droits et peuvent l’un et l’autre se remarier après la transcription du jugement du divorce dans les registres de l’état-civil, avec la personne de leur choix.
* Plus d’informations sur la loi belge sur le mariage

le divorce

Vous voyez votre première aventure terminée comme une expérience positive ou au contraire comme un échec mais qui ne vous empêche pas d’y croire à nouveau ? Vos sentiments sont forts et partagés au sein de votre nouveau couple ? Vous avez envie de sauter le pas encore une fois ? Vous avez bien raison ! Quoi de plus beau que de fêter l’Amour !

le remariage 01

Formalités pour le mariage civil

Pour pouvoir vous marier civilement, votre précédent mariage doit avoir été dissout soit par un divorce soit par le décès du conjoint. L’annulation reste une mesure tout à fait exceptionnelle.

Vous devrez fournir en complément des pièces habituelles, selon votre situation, l’acte de décès de votre conjoint, les documents prouvant votre divorce ou l’annulation de votre union.

Comme il n’y a pas de restriction concernant le nombre de mariages civils, vous pourrez donc convoler autant de fois que vous le souhaitez.

le remariage 02

Qu’en est-il pour le mariage religieux ?

Si vous souhaitez vous remarier religieusement, les choses sont un peu moins simples, surtout si vous êtes catholique. En effet, l’Eglise catholique considère le mariage comme l’un des sept sacrements fondamentaux et refuse l’indissolubilité, et par conséquent le divorce et le remariage. Dans l’Église catholique romaine, le remariage du vivant du premier époux ou de l’épouse entraîne même l’interdiction de participer à la communion eucharistique.

Vous pourrez néanmoins bénéficier d’une bénédiction de vos alliances, cérémonie plus courte, qui ne correspond pas à un sacrement mais qui apportera probablement à votre foi et à votre nouvel engagement, si vous êtes croyant, la sérénité à laquelle vous aspirez. De nombreux catholiques déplorent ce point de vue de l’Eglise et se sentent parfois mal à l’aise dans une situation qui semble en désaccord avec les principes du culte pratiqué. C’est un débat dans lequel nous n’entrerons pas, le mieux étant de vous en ouvrir au prêtre de votre paroisse.

le remariage religieux

Si vous n’êtes pas liés par un premier mariage religieux et divorcés d’un mariage civil uniquement, vous pourrez bien évidemment vous marier à l’église.

Dans certains cas très rares et après étude de votre dossier, l’Eglise peut décider d’annuler votre premier mariage si Elle considère que, pour différentes raisons, le sacrement n’était pas valide. Vous pourrez alors vous marier religieusement.

Dans le cas du décès du précédent conjoint, l’Eglise ne s’oppose pas au remariage religieux.
Les protestants peuvent se remarier religieusement.

Les orthodoxes divorcés ont également le droit de se remarier à l’église mais la cérémonie commencera par un acte de contrition.

Pour les musulmans, il faut d’abord que le divorce religieux soit établi pour que les nouveaux fiancés puissent se remarier religieusement.

La religion juive tolère le divorce et permet le remariage religieux.

Quelle cérémonie ?

Vous êtes tout autant amoureux et enthousiastes que pour la première fois, mais la donne n’est plus tout à fait la même ; vous avez déjà eu droit au mariage « princier », vous êtes sans doute plus âgés, vos envies ont muri et évolué, vous aspirez à quelque chose de plus simple et à vous affranchir des codes traditionnels. Mais, ce n’est pas parce que vous n’en êtes plus à votre premier tour de piste que la célébration doit être minimisée. Vous avez bien le droit de vous mettre à l’honneur !

le remariage 03

S’il s’agit du premier mariage de l’un de vous, n’hésitez pas à refaire une grande fête et si c’est votre cas, madame, à porter la robe blanche de vos rêves ! Et pourquoi pas, même pour une seconde noce ? D’autant plus si l’âge vous le permet. Qui pourrait vous en tenir rigueur, vous êtes tellement heureuse ? Pour celles qui éprouveraient une certaine gêne, il y a toujours moyen de jouer avec des touches de couleurs. L’essentiel est d’assumer son bonheur et de se faire plaisir.

Cela dit, de manière générale, et principalement si vous êtes plus âgée, vous miserez sur une tenue plus sobre, ce qui n’empêche pas la féminité et le glamour. Un tailleur ou une jolie robe vous mettront en valeur et vous donneront une classe folle. Dans les boutiques de robes de cérémonies, le choix ne manque pas.

Vous étiez jeunes lors de votre premier mariage et très souvent, vos parents l’ont financé. Ils ne sont sans doute pas prêts à réitérer, même s’ils partagent votre bonheur. A ce stade de votre vie, vous êtes installés professionnellement et vous pouvez prendre votre réception en charge, en fonction de vos moyens. De cette manière, vous vous sentez aussi plus libres pour l’organisation du mariage et les options à choisir. Vous allez mettre l’accent sur des valeurs authentiques, sur la simplicité, la sobriété, rassembler la famille et les amis proches. Ecoutez votre cœur et vos envies, faites ce qui vous plaît à tous les deux.

Du cocktail-dînatoire plutôt qu’un grand dîner assis, au pique-nique dans un parc ou au déjeuner plus intimiste dans un restaurant, vous n’êtes pas limités. Très souvent, la réception se déroule, non pas en plusieurs phases, comme lors d’un premier mariage (cocktail, repas, vin d’honneur, soirée) et le nombre d’invités est plus restreint, les connaissances des parents ou la famille éloignée n’étant pas nécessairement conviés. Le budget « épargné » vous permettra d’accorder certaines largesses à d’autres aspects, et de privilégier la qualité et le raffinement.

Si vous avez des enfants et s’ils sont en âge de l’être, impliquez-les si vous les sentez concernés, c’est l’occasion d’un joli moment de complicité en famille.

Dans tous les cas…

Si vous êtes divorcés, informez vos ex de vos projets. Sans vous justifier ni vous excuser, bien entendu, simplement par courtoisie, surtout si vous avez des enfants ensemble.

Si les rapports avec les conjoints précédents sont bons et que l’élu(e) de votre cœur n’y voit pas d’inconvénients, vous pouvez même l’inviter. Encore une fois, vos enfants apprécieront.

Soyez également attentifs aux réactions de ces derniers et demandez-leur à quel point ils souhaitent participer à cette fête. Ce n’est pas le moment de leur imposer quelque chose qui peut-être les perturbe un peu. Le dialogue et la diplomatie seront nécessaires pendant les préparatifs.

En cas de veuvage et si vous êtes restés proches de la première belle-famille, il est important également que vous preniez le temps d’en discuter ouvertement avec eux. Certains souhaiteront être invités, d’autres moins, si ça rouvre des blessures douloureuses.

Si des discours sont prévus, prévenez votre cousin Raoul, de grâce, pas de vannes sur l’ex de votre vie ou de comparaisons ridicules et déplacées. Un peu de tact, même si tous les protagonistes ne sont pas présents !

Dans tous les cas, seul organisateur et décisionnaire du déroulement de cette journée unique, votre couple n’en sera que renforcé et vous vivrez cette expérience dans une grande complicité.
Vives les mariés !

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Pour ceux qui veulent savoir : *Le lévirat est un type particulier de mariage où le frère d’un défunt épouse la veuve de son frère, afin de poursuivre la lignée de son frère. Les enfants issus de ce remariage ont le même statut que les enfants du premier mari. Durant l’Antiquité, le lévirat était pratiqué notamment par les Égyptiens, les Babyloniens, les Phéniciens, les Hébreux et les Xiongnu.
*Le terme est un dérivé du mot latin levir, qui signifie « frère du mari » Le sororat est la pratique du remariage d’un veuf avec la sœur de son épouse, en particulier lorsque cette dernière laisse des enfants en bas âge.

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